Menu

À la une Les actualités Faire un don
Background

Sport / Lutte traditionnelle

Niger/Culture/Sport/Jeunesse : La lutte traditionnelle, un facteur de cohésion sociale. ‎

Sport Lutte traditionnelle
Image principale
26/12/2025 104 vues

Niger/Culture/Sport/Jeunesse : La lutte traditionnelle, un facteur de cohésion sociale. ‎

Lutte traditionnelle est un héritage culturel profondément enraciné dans les sociétés africaines, notamment en Afrique de l’Ouest.

‎Dans un monde en perpétuelle mutation, où les repères culturels tendent à s’effriter sous le poids de la mondialisation, il devient impératif de revisiter les pratiques ancestrales qui forgent l’identité des peuples.

Parmi elles, la lutte traditionnelle occupe une place de choix. En effet, au-delà de sa dimension sportive, elle constitue un puissant vecteur de cohésion sociale.

‎Tout d’abord, la lutte traditionnelle est un héritage culturel profondément enraciné dans les sociétés africaines, notamment en Afrique de l’Ouest. Elle ne se limite pas à un simple affrontement physique entre deux adversaires; au contraire, elle incarne un rituel communautaire, un moment de rassemblement où toutes les générations se retrouvent.

Ainsi, elle permet de renforcer les liens intergénérationnels, en transmettant aux jeunes les valeurs de bravoure, de respect et de solidarité.

‎Par ailleurs, la lutte traditionnelle joue un rôle central dans la construction de l’identité collective. Lors des grands tournois, les communautés se mobilisent derrière leurs champions, transcendant les clivages sociaux, ethniques ou religieux.

De ce fait, elle devient un espace d’expression de la fierté locale et nationale, favorisant l’unité dans la diversité.

‎En outre, la lutte traditionnelle offre des opportunités économiques et sociales non négligeables. Les événements organisés autour de cette discipline attirent commerçants, artisans, artistes et touristes.

Par conséquent, elle stimule l’économie locale tout en valorisant les talents et savoir-faire endogènes. Ce faisant, elle contribue à l’inclusion sociale, en particulier des jeunes souvent confrontés au chômage et à l’exclusion.

‎Cependant, il convient de souligner que cette pratique doit être protégée et modernisée sans être dénaturée. Autrement dit, il est essentiel de concilier tradition et modernité, en structurant les compétitions, en formant les acteurs et en assurant une meilleure médiatisation.

C’est pourquoi les pouvoirs publics, les collectivités locales et les partenaires culturels doivent conjuguer leurs efforts pour pérenniser cette richesse patrimoniale.

‎En définitive, la lutte traditionnelle ne se résume pas à une simple démonstration de force. Elle est, en réalité, un ciment social, un creuset de valeurs partagées et un levier de développement.

À l’heure où les sociétés cherchent des repères pour renforcer leur tissu social, il est grand temps de redonner à la lutte traditionnelle la place qu’elle mérite: celle d’un pilier de la cohésion sociale.

✍Saratou B.
La rédaction
Image secondaire non disponible